Transports scolaires - Les régions font le grand saut

Transports scolaires - Les régions font le grand saut

Publié le 03/09/2017

Ce 4 septembre, la rentrée des classes sera synonyme d'épreuve test pour les régions qui récupèrent une compétence très importante, le transport scolaire.

Jusqu'alors assurée par les départements, elle nécessite un fort ancrage local et une relation de proximité. Ce passage de relais se fait-il sans heurt ? Comment les régions digèrent-elles cette nouvelle responsabilité ? Dans quelle direction la feront-elles évoluer ?

Tout sera-t-il fin prêt pour le 4 septembre, jour de la rentrée scolaire ? "Cette rentrée est pour nous un moment charnière", reconnaît-on pudiquement chez Régions de France. Depuis le 1er septembre, les lignes de transports scolaires précédemment gérées par les départements sont passées dans leur giron. C'est l'un des effets concrets de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Notr).

"Mécanique discrète"

Essentiel au bon déroulement de la vie scolaire, ce service a la force tranquille des choses qui sont des évidences. Dans un département à densité moyenne et population jeune comme l'Eure, le ramassage scolaire mobilise chaque jour pas moins de 400 cars sur 750 circuits balisés et une trentaine de lignes régulières ! "Le transport scolaire, ce n'est pas de l'improvisation mais une mécanique discrète et bien huilée", confirme Christophe Trébosc, le secrétaire général de l'Association nationale pour les transports éducatifs de l'enseignement public (Anateep).
Sécurité, proximité et transparence sont les mots d'ordre de ce secteur qui tournait bien quand les départements le géraient et exige à chaque instant une mobilisation de tous les partenaires (autorités organisatrices, transporteurs, communautés éducative et parentale). "C'est dire si les régions sont attendues au tournant. D'autant que ce transfert de compétence imposé par le haut est intervenu en plein renouvellement de leurs exécutifs, qu'il n'a pas été forcément bien vécu et a suscité son lot d'inquiétudes", poursuit-il. Avec même, durant la campagne présidentielle, l'espoir nourri par certains édiles d'un retour en arrière et que tout soit annulé !

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